• CLOCLO VU PAR JULIEN CLERC

    « Tu marches sur les plates-bandes de Cloclo »

    Lorsque j'abandonne mon rôle dans Hair pour retrouver Gilbert Bécaud en tournée et faire ainsi ses premières parties, un soir Monsieur 100 000 volts me lâches : « Sans t'en rendre compte, tu marches sur les plates-bandes de Johnny et de Cloclo ! Et surtout Cloclo ne va pas aimer ! Tu as ton style, tes chansons, tu es Julien Clerc, ne l'oublie pas : »

    J'étais surpris de cette remarques, car par la suite, Claude François a toujours été charmant avec moi, mes photos passaient dans son journal, souvent je faisais la couverture et on saluait toujours lorsque nous nous croisions sur les plateaux des émissions de Guy Lux.


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  •  CLOCLO VU PAR ERIC CHARDEN

    « J'avais été invité au Moulin et je lui montre un truc à la guitare »

    Je recontre Claude François en 1966 ou 1967, j'étais un faiseur de chansons à l'époque.

    J'avais composé, inspiré d'une œuvre classique de Grieg, une mélodie qui deviendra par la suite, avec Claude et Gilles Thibaut, Mais quand le matin.

    En fait, j'avais été invité au Moulin et alors je lui montre le truc à la guitare et là il m'arrête au bout d'une minute pour me bloquer le titre.

    Je me souviens très bien du moment, j'ai composé par la suite Je veux chaque dimanche une fleur et un autre titre Aïda.

    Quand j'ai commencé à chanter avec Stone, nous avons gardé d'excellents rapports avec Claude, il nous aidait en presse avec son journal.

    Il écoutait attentivement tous nos disques et me faisait des commentaires lorsque nous nous croisions en tournée.


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  • CLOCLO VU PAR ALAIN CHAMFORT

    « C'est lui qui donnait le signal d'une vraie relation »

    Derrière Claude François il y avait un véritable homme, intelligent, vif, sensible et ayant beaucoup d'humour.

    Le seul moment ou il devenait diffèrent, c'était dans son costume de scène.

    En amitié, c'est lui qui donnait le signal d'une vraie relation.

    Il m'a beaucoup marqué et m'a permis professionnellement d'imposer les exigences qui étaient en moi et qu'il a su révéler : la volonté de ne pas céder, de ne jamais lâcher prise dans le travail.


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  • CLOCLO VU PAR ISABELLE BOULAY

    « J'ai dormi dans ce fameux hôtel Beaurivage »

    Claude François a véritablement bercé mon enfance.

    Au Québec, ou je suis née, mes parents tenaient un restaurant.

    Dans ce restaurant, se trouvait un juke-box.

    Et je passais mes journées à demander des pièces aux clients afin de mettre en boucle une chanson que j'adorais : Le téléphone pleure.

    Dans les paroles de cette chanson, Claude François parlait d'un hôtel Baurivage.

    Or, en Gaspésie, se trouvait justement un hôtel Beaurivage et j'étais persuadée que Claude avait écrit cette chanson dans cet hôtel.

    Bien plus tard, j'ai compris … car j'étais en tournée en France et j'ai dormi dans ce fameux hôtel Beaurivage de la Côte d'Azur, auquel Claude faisait référence.

    Quand il est mort, j'ai vu ma mère pleurer.


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  • CLOCLO VU PAR STEPHANE BERN

    « Une chemise à jabot et un nœud papillon pour lui ressembler »

    Dans la cour de récréation de l'école primaire de la rue Laugier, dans le 17ème arrondissement de Paris, au début des années 1970, il y avait ceux qui découpaient les chansons de leur idoles dans Salut les copains et ceux qui, comme moi, lisait Podium, le magazine dont le héros n'était autre que Claude François.

    Je confesse d'ailleurs volontiers que j'ai consacré mon premier argent de poche en 1972 à l'achat d'un 45 tours annonciateur de mon goût pour la variété française : le lundi au soleil.

    L'année suivante, j'ai acheté sa célèbre Chanson populaire en même temps que Les gondoles à Venise de Sheila et Ringo.

    Par la suite, je n'ai pas acheté d'autres disques de Claude François mais, au moment de sa disparition tragique, je me suis rendu compte que je connaissais tous ses tubes et qu'en quarante ans ils n'ont pas vieilli et même réussi à conquérir un public toujours plus jeune.

    De Claude François, je garde le souvenir d'un homme de spectacle exceptionnel dont les shows à la télévision ont réveillé le petit écran et les soirées de variétés.

    Sa contribution à la chanson française est certes immense, mais son talent et sa jeunesse foudroyés en pleine gloire ont aussi assis sa légende.

    J'ajouterais que je lui dois, à 13 ans, d'avoir demandé à mes parents de m'acheter une chemise à jabot et un nœud papillon pour lui ressembler …


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  •  CLOCLO VU PAR GUY BEDOS

    « Les gens m'arrêtaient dans la rue »

    Claude François disait de moi que je ne l'aimais pas.

    Après sa mort, ça m'a valu beaucoup de reproches de la part du public.

    Les gens m'arrêtaient dans la rue …

    Il est vrai que je n'étais pas un fan, j'ai toujours préféré Brel, Brassens ou Nougaro.

    Même si je n'étais pas dingue de ce qu'il faisait, je n'étais envers lui aucune véritable animosité.


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  • CLOCLO VU PAR ALAIN BARRIERE

    « J'avais la même en bleue »

    Tout au long de ma carrière, j'ai souvent rencontré Claude François sur des plateaux de télévision.

    Nous avions tous les deux la passion des belles voitures.

    Un jour j'achète une Maserati Ghibli de couleur bleue, et sans le savoir Claude achète la même voiture, mais de couleur prune.

    Claude va montrer son nouveau bolide à Monique Le Marcis, la directrice des programmes de RTL, qui s'empresse de lui dire que j'ai la même en bleue.

    Fou de rage, ne supportant pas l'idée, il revend sa voiture le lendemain !

    Plus tard et à l'occasion d'une émission de Guy Lux, nous nous sommes revus, nous avons beaucoup ri, mais n'avons jamais reparlé de cette affaire.


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  •  CLOCLO VU PAR DIDIER BARBELIVIEN

    « A 21 ans, je l'ai rencontré, tu imagines le choc »

    Claude François, c'est toute mon enfance.

    J'avais 8 ans, la femme qui me gardait m'avait acheté mon tout premier disque : Moi, je voudrais bien me marier.

    Ce vinyle, je l'ai usé à force de l'écouter !

    Plus tard, à 21 ans, je l'ai rencontré … Tu imagines le choc !

    Ce jour-là, c'est quinze ans de ma vie qui resurgissent en un flash dans ma tête.

    Je vivais à l'époque avec Nicole Damy, sa secrétaire, je le voyais donc tous les soirs dans ses bureaux du Boulevard Exelmans à Paris.

    J'ai écrit plusieurs textes pour lui : Mandy, Dimanche après-midi, En méditerranée …

    Il y avait quelque chose de bon dans son regard.

    Finalement, j'ai toujours eu l'impression qu'il dissimulait beaucoup ses sentiments.

    Quand tu passais du temps avec lui, c'était un mec étonnant, émouvant et surtout très attachant.


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  • CLOCLO PAR VU CHARLES AZNAVOUR

    « J'étais avec lui la veille de sa disparition »

    Claude était un grand professionnel.

    Une mécanique merveilleusement bien réglée.

    Du très grand art.

    Avant d'entrer en scène, on ne le voyait pas, il mettait en condition.

    Nous avons chanté souvent ensemble …

    Il ne faisait pas semblant de chanter, il se donner vraiment.

    Il avait un grand respect du public.

    J'étais avec lui la veille de sa disparition, pour un show télévisé de la BBC car il commençait une carrière internationale.


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